Le maxillaire édenté atrophié : Les points clés du traitement implantaire.

Quels sont les points clés de réussite d'un traitement implantaire sur un maxillaire édenté atrophié?

LS 73 : Le maxillaire édenté atrophié :  Les points clés du traitement implantaire.

Dr Luigi Bertaud – Chirurgien-dentiste - Ancien Interne - 97100 Basse-Terre.

Introduction

D’abord réservée à des indications limitées, la solution implantaire a progressivement étendu son champs d’application, jusqu’à couvrir l’ensemble des configurations d’édentements.

La disponibilité osseuse, initialement un argument restrictif, et marqueur de contre indication anatomique aux implants, est devenue un facteur supplémentaire à considérer, source d’allongement de la durée de traitement, et imposant une ou plusieurs phases de traitement complémentaires, préalablement à la mise en place des implants.

La reconstruction osseuse pré implantaire, en permettant de positionner les implants dans un volume favorable, a considérablement amplifié les perspectives implantaires, et poussé à reconsidérer la planification des traitements.

A cet égard, le maxillaire résorbé, avec son insuffisance transversale typique au niveau prémaxillaire, et verticale en sous sinusien, est largement représentatif.

Un cas de réhabilitation prothétique sur implants, d’un maxillaire résorbé permet ici de passer en revue les étapes diagnostiques et thérapeutiques, en insistant sur les points de vigilance, relatifs au pan chirurgical du parcours de soins.

 

Présentation du cas clinique

 

Mme V. (58 ans) se présente à la consultation, adressée pour avis implantaire, au niveau de son arcade supérieure. L’anamnèse est non contributive au niveau santé générale.

La patiente exprime de façon claire sa demande : une réhabilitation esthétique fixe de l’arcade supérieure, et mobile à l’arcade inférieure. (dans un premier temps.)

Mme V. présente donc un édentement maxillaire quasi complet, avec une 13 résiduelle, d’intérêt prothétique nul.

Les qualités et quantités de tissus kératinisés sont favorables, et la résorption du prémaxillaire semble majoritairement transversale au prémaxillaire.

Le sourire forcé n’expose pas la muqueuse, et indique un facteur de risque faible sur le plan esthétique.

Le cliché panoramique initial montre une pneumatisation sinusienne bilatérale, avec une hauteur osseuse postérieure d’emblée insuffisante, ainsi qu’une infection annexée à la 48.

La trame osseuse est homogène, et aucune lacune évocatrice de lésion intra osseuse, ni aucun débris dentaire ou exogène n’est à noter.

 

L’étude initiale est complétée par la réalisation de modèles d’étude montés en articulateur, afin d’apprécier les rapports inter arcades, ainsi qu’un cliché CBCT, d’évaluation des dimensions osseuses du maxillaire, et de bilan initial des deux cavités sinusiennes maxillaires, qui s’avèrent libres de tout processus inflammatoire ou infectieux.